Biographie

 

Michel Chauvet (né Marcel Chauvet) sculpteur, peintre et dessinateur naît le 25 mai 1916 dans une famille d’artisans à Ferney-Voltaire  (Ain;France); il meurt le 5 décembre 2001 à Grasse dans les Alpes Maritimes.

Enfant il sculpte et dessine avec son grand-père ébéniste limousin.

A quinze ans, de sa ville de Divonne-les-Bains il se rend  en Suisse pour entrer aux Beaux-Arts et Arts Industriels de Genève sous la direction des maîtres Sarkissof et Yaggi pour la pierre, Collet pour le bois, Hainard pour le modelage et Blanchet pour la peinture. Il termine ses études par une année aux Beaux Arts de Paris avec Gaumont et Landowski.

Il fait son service militaire dans la marine nationale. A la suite d’une grave maladie, une année de convalescence lui permet de se consacrer aux premières sculptures personnelles, notamment à de nombreux bustes. Il est ensuite mobilisé en Méditerranée jusqu’en 1940.

Cette même année il  réalise à Clermont-Ferrand la décoration de la maison des étudiants alsaciens lesquels sont repliés dans cette ville.

En 1943 il expose  quelques œuvres à  Lyon à la galerie Guichard-Pellé.

Convoqué par les autorités d’occupation, il entre dans la clandestinité pour échapper au Service du Travail Obligatoire en Allemagne et vit caché dans les montagnes de l’Isère jusqu’à la libération.

En 1945 il expose à Clermont-Ferrand  dans le Hall du Mouvement de Libération Nationale  sculptures et dessins inspirés par la guerre et l’occupation.

Après la guerre il s’installe à Corenc au dessus de Grenoble. C’est là, dans son atelier au pied de la Grande Chartreuse, qu’il réalise des œuvres monumentales; en 1946 la vierge de Varces (ou vierge de la libération) ainsi que le gisant  de Malleval-en-Vercors en 1947. Suivent d’autres sculptures de grand format: « le jour », « tu le dis je suis roi », « instinct »… Il construit un four où il réalise ses premières terres cuites.

Il expose à Grenoble en 1950 au Hall dauphinois des sculptures en pierre, bois, bronze et plâtre.

Parallèlement à son travail personnel il s’occupe au centre du Chevalon de Voreppe (Isère) de la rééducation de jeunes délinquants et les initie au travail de la pierre et du bois.

Il commence à Grenoble une collaboration avec l’architecte de la ville Pierre Perroncel.

Dans le cadre de la restauration de l’ancien théâtre de Grenoble, la ville lui demande de réaliser deux grandes figures en rampes d’escaliers en pierre et cinq rondes-bosses de noyer pouvant être utilisées en tant que bancs.

En 1952 il réalise des bas-reliefs en bois polychrome pour un groupe scolaire de Laffrey (Isère) ainsi qu’un christ en stuc pour l’église de Saint-Hugues en Chartreuse (Isère).

Cette même année il  expose à Saint-Étienne (salon du Cintra)  « l’homme à genou ». Cette sculpture en pierre sera exposée l’année suivante au 5e salon de la Jeune Sculpture à Paris  dans les jardins du musée Bourdelle.

C’est en 1953 qu’il s’installe avec sa famille dans le village de Biot dans les Alpes Maritimes.

Il sculpte, peint et expose dans son atelier-galerie de la place des Arcades. Il y réalise des terres cuites, des céramiques; il coule le plomb pour quelques vitraux, dessine des cheminées, conçoit tables et bancs en eucalyptus et olivier. C’est aussi une période faste pour le dessin qui voit naître la série des « petits » inspirée par une vision poétique du monde de l’enfance.

Il participe à Biot en 1954 à l’exposition « architecture formes couleur » du groupe Espace crée par l’architecte André Bloc et les peintres Sonia Delaunay et Fernand Léger où il expose sa « grande hirondelle » de bois.

En 1955 il répond à une commande de quatre bas reliefs en pierre pour l’internat du lycée de jeunes filles de Grenoble: « la forme », « l’amitié », « le travail’, et « le jeu ».

Il expose en 1957 à Amsterdam au Arti et Amicitiae Rokin 112.

Un petit ouvrage de dessins est édité à Münich en 1958.

En 1960  et 1961 il répond également à une série de commandes (bas reliefs à  nouveau à Grenoble – « la vie », « hommes et faits d’histoire » et « l’intelligence »- ; mosaïque en façade pour une entreprise dans l’Oise, et fer forgé en façade en Rhénanie).

Il expose à Siegen à la Städtische Galerie im Haus Seel (Allemagne) en 1963.

En 1969  c’est l’installation en pleine campagne mais toujours dans les Alpes Maritimes où il construit un atelier de ses mains. S’il sculpte toujours, peintures et dessins deviennent prépondérants dans son œuvre. Il enseigne aussi à quelques adultes pratiquant déjà le dessin et la sculpture.

Il expose dans différentes régions de France.

Le jaillissement de la couleur domine sa dernière période créative avec l’emploi de la craie à l’huile ; sa production reste intense et ses recherches quotidiennes.

 

 

 

 

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